Analyse non verbale de la téléréalité Si on s’aimait

Récemment, je me suis plongé dans le premier épisode de Si on s’aimait célébrités pour vous offrir une analyse du non verbal des participants. Mon approche, comme toujours, est claire : je ne juge pas les participants. Mon objectif est de souligner les éléments du langage corporel les plus pertinents qui se sont manifestés lors de ces premières rencontres. J’espère que vous en retirerez des apprentissages concrets ! Anick et Michel : Un malaise observable 🧐 Mon analyse débute avec la rencontre entre Anick et Michel. Dès le départ, un détail m’a frappé : l’absence totale de contact physique. Pas de bise, pas de poignée de main. Si ce n’est pas incorrect en soi, c’est indéniablement inhabituel dans un contexte de première date, où un contact, même bref, est généralement attendu. J’ai ensuite noté une bouche ouverte chez Annick, tout en maintenant un contact visuel. Un signal indiquant généralement une volonté de prendre la parole. Le truc, c’est que Michel fait la même chose au même moment, ce qui génère un malaise palpable. D’ailleurs à ce moment, Michel balance son corps, ce qui est souvent associé à une déstabilisation ou un malaise. Un moment clé survient lorsque Anick détourne le regard et fait tourner sa bague. Pour moi, ce geste apparemment anodin, combiné au détournement du regard, pouvait déjà signaler un manque d’intérêt. *J’insiste toujours sur l’importance de ne pas trop « mettre de mots sur l’émotion », pour plutôt nommer les signaux concrets. Plus tard, les incompréhensions verbales entre Anick et Michel m’ont interpellées. Celles-ci sont accompagnées d’un nouveau balancement du corps chez Michel, suivi d’un repositionnement sur sa chaise. J’interprète ce dernier signe comme un égo potentiellement froissé face à une question/intervention déstabilisante. Lorsque Anick confronte Michel sur son âge, elle s’avance, puis recule (un schéma comportemental que j’ai noté à plusieurs reprises chez elle). Anick sourit ensuite avec la mâchoire crispée. Si le sourire lui permet probablement d’adoucir son intervention un peu rude, la mâchoire crispée est néanmoins un signe de stress. Le rire de Michel face à cette remarque est vraisemblablement un rire de malaise, une façon – que nous avons tous – de masquer l’inconfort qui nous habite. La fin de leur rencontre fut tout aussi éloquente : un détournement du regard de Anick et une absence de sourire lorsqu’elle met fin à la rencontre, me laissent présager qu’il n’y aura pas de suite. Un élément très intéressant clos la rencontre : La bise de Michel est ambiguë. En effet, il initie la bise en tendant les bras vers Anick, mais son corps lui, penche vers l’arrière. Cette bise était tout sauf assumée. Je réitère : J’analyse les comportements, je ne juge pas les individus ! J’aime Anick et Michel comme ils sont, ce que j’exprime dans l’analyse vidéo. Anick et Alain : Serait-ce l’élu ? Le contraste a été saisissant lors de la rencontre entre Anick et Alain. Dès le départ, les deux participants étaient penchés vers l’avant sur leur chaise, un signe d’intérêt significatif en synergologie. Je prends toujours soin de nuancer l’interprétation des mouvements vers l’avant ou l’arrière, mais dans ce contexte précis, j’y ai vu un intérêt mutuel significatif. Plus frappant encore, Anick s’est retrouvée littéralement « couchée sur la table » lors d’une séquence, un indicateur que l’intérêt était à son paroxysme à ce moment précis. Contrairement à sa rencontre avec Michel, Anick a maintenu le contact visuel avec Alain lorsqu’ils se sont quittés, lui offrant même un sourire. Maxence et ses prétendants : Connexion et intensité Mon analyse se poursuit avec Maxence. Avec un de ses prétendants (dont le nom m’échappe), j’ai observé du mimétisme : les deux jeunes hommes épousaient la posture corporelle de leur interlocuteur, comme un miroir. Tous deux étaient accoudés sur le bar et leur main du même côté stagnait dans la même zone de leur visage, ou de leur cou. Le mimétisme survient lorsqu’une connexion profonde est en cours entre deux individus. Lorsque Maxence a abordé le sujet de l’intimidation, j’ai noté un mouvement de la main caressant sa nuque. Ce mouvement est étroitement lié à la difficulté de parler d’un sujet précis. Au même moment, Maxence incline la tête du côté droit, signe de stress. Nul besoin d’un dessin pour faire le lien avec le sujet difficile ici… Sur une note plus positive, le dernier prétendant de Maxence fait naître des sourires ressentis (non-simulés) chez les deux hommes. À quoi est-ce reconnaissable ? À l’action des petites poches sous les yeux…celles-ci se gorgent de sang lorsqu’une émotion positive et intense habite un individu. C’est inné et universel chez l’humain 😊 Et comme ce signal est observable pendant une quinzaine de secondes chez les deux personnes, je parierais qu’il y aura une suite entre eux ! Joanie et ses prétendants : Entre people pleasing et montage vidéo 🎬 Ici, j’ai repéré plusieurs signaux attribuables au people pleasing. Notamment un volume de voix faible chez l’un des prétendants de Joanie. Ce signe est souvent corrélé à une forte agréabilité et une estime de soi moins affirmée. Un point crucial concerne le montage télévisuel. Une séquence abrupte entre la remarque d’un prétendant et la réponse de Joannie, m’a semblé avoir fait l’objet d’un montage qui, je vous le rappelle, m’incite à la prudence lors de l’interprétation du non verbal à l’écran (plus de détails dans la vidéo). Un sourire ressenti a également été visible chez Joanie lorsqu’elle parle de son cadeau reçu à Louise. Vous vous rappelez des « petites poches sous les yeux » ? Ici, elles sont bien marquées ! Au-delà de l’intuition : La puissance de l’analyse non verbale Tout au long de mon analyse, j’ai mis en lumière la différence entre l’intuition et l’analyse rigoureuse du langage corporel. Si l’intuition est utile, elle est souvent limitée et sujette à nos propres biais. La synergologie offre une grille de lecture plus précise et accessible pour décrypter l’état caché derrière nos gestes et nos micro-expressions. L’un ne remplace pas l’autre, les deux sont compatibles. Cette incursion dans
Analyse non verbale de Trump et Zelensky

Dans le tourbillon constant de l’actualité politique, les mots ne sont qu’une partie de l’histoire. Au-delà des discours et des déclarations, se cache un langage non verbal subtil, mais révélateur. Sous un nouvel angle – celui du non verbal – , observons l’échange récent en décryptant les micro-expressions et les gestes de de MM. Zelensky, Trump et Vance. Analyse expéditive de Manuel Constant🕵🏻⚡ (0 :11) M. Zelensky ➡️ 𝐂𝐫𝐨𝐢𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐛𝐫𝐚𝐬 Le croisement des bras ne représente pas forcément la fermeture (j’en parle ailleurs). Ici, nous sommes vraisemblablement en présence d’une attitude où la réceptivité commence à s’amoindrir. Si le locuteur ne change pas son approche, la suite de l’échange ne sera sans doute pas constructive… (0 :14) M. Vance ➡️ 𝐏𝐚𝐮𝐦𝐞𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐥𝐨𝐜𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫 Les gestes, paumes tournées vers l’interlocuteur, sont généralement une mise à distance. (0 :45) M. Zelensky ➡️ 𝐅𝐫𝐨𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐢𝐥𝐬 Si M. Zelensky a froncé des sourcils à de nombreuses reprises lors de cet entretien, CE mouvement de sourcils se distingue des autres. Et non, ce n’est pas de la colère. Ce type de froncement de sourcils est fortement corrélé à la rencontre d’un obstacle mental. Par exemple : Une incompréhension, une difficulté conversationnelle, etc. (1 :14) M. Trump et M. Vance ➡️ 𝐏𝐚𝐮𝐦𝐞𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐥𝐨𝐜𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫 Nous avons déjà parlé de ce geste. Toutefois, ici nous pouvons observer que M. Vance oppose le geste de sa main et la direction que prend sa tête. Cette combinaison renforce normalement l’aspect dissociatif. (1 :52) M. Trump ➡️ 𝐄𝐦𝐩𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐯𝐞𝐬𝐭𝐨𝐧 Mouvement effectué très souvent lorsqu’un individu tente de (re)positionner son autorité. (2 :40) M. Zelensky ➡️ 𝐏𝐢𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐧𝐞𝐳 Cette microdémangeaison accompagne, plus souvent qu’autrement, une forme de contrariété. Elle est très fréquente dans nos conversations quotidiennes…mais elle passe inaperçue 😉 (3 :22) M. Zelensky ➡️ 𝐌𝐢𝐜𝐫𝐨𝐝𝐞́𝐦𝐚𝐧𝐠𝐞𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐧𝐞𝐳 Micromouvement étroitement associé à l’individu qui trouve que son interlocuteur exagère, est déplacé ou tient des propos inappropriés. M. Trump ➡️ Mains en “V” Cette configuration des mains est fréquemment adoptée lorsque l’individu détient de l’information que l’autre ne possède pas. Un jeu de mains observable dans tout corps enseignant, chez les conférenciers, les formateurs et les experts. Autrement dit, cela accompagne souvent une transmission d’informations. Ce qui nous intéresse ici est que M. Trump maintient cette position pendant…43 minutes ! Remarquez qu’il est calme jusque là, et que dès le moment où il “sort” de cette position, la rencontre dégénère jusqu’à la toute fin. ⚠️ Cette brève analyse ne tient pas compte du contexte politique. Vous aimeriez repérer tout ça par vous-même ? Formez-vous chez Syner-Go !